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Archive mensuelle de octobre 2015

Very superstitiouuuuuus

Je suis une adulte mature et responsable, éduquée, avec un côté cartésien par lequel j’explique notamment mon athéisme (pour vous la faire courte, j’estime que croire en Dieu équivaut à croire au Père Noël).

Mais.

Quand j’ai un espoir dans la tête, je deviens la nana la plus superstitieuse au monde, et me métamorphose donc en midinette écervelée  de 14 ans.

Illustration : ce matin, sur le chemin pour aller prendre mon RER (vis ma vie de jeune urbaine dynamique), j’ai vu un Twizy. Et j’en ai profité pour FAIRE UN VOEU.

Vous ne voyez pas le rapport? Un Twizy c’est RARE. Et quand on voit un truc rare, les règles du merveilleux monde magique des superstitieux veulent qu’on soit autorisé à faire un vœu.

Alors en général c’est plutôt quand on voit une étoile filante, mais dans le ciel de Paris on ne voit rien, c’est tout orange (et en plus, les étoiles filantes fin octobre, ça commence à être PLUS QUE RARE).

On a les occasions qu’on peut… Et les contradictions qu’on mérite :)

Bien évidemment, en vertu de l’article L344-4-3 du Code de la Superstition, je ne vous dirai pas mon vœu, passque si on le dit avant qu’il se soit réalisé, bah il se réalisera pas alors hein.

 

Avertissement : ceci est un post de sale prétentieuse donneuse de leçons. Je vous aurai prévenus.

Je pousse aujourd’hui un véritable cri du cœur. Je n’en peux plus. Je ne veux PLUS JAMAIS lire les mots ou expressions suivants :

- Se dorer la pilule employé pour bronzer : NON! Dorer la pilule, ça signifie « essayer de faire passer en douceur une mauvaise nouvelle ou un moment désagréable ». CA NE VEUT PAS DIRE FAIRE BRONZETTE. Bordel, même Alain Souchon, que j’aime pourtant bien, est tombé dans ce détestable panneau (cf la chanson « Parachute doré »). Surtout que ça ne veut strictement rien dire : pourquoi comparer un corps à une pilule? C’est idiot.

- Comme même pour quand même, et j’ai même déjà vu combien même à la place de quand bien même. C’est cauchemardesque.

- Etre omnibulé par quelque chose. Un frisson glacé parcourt mon échine à la simple vue de ce mot sorti d’on ne sait quel esprit malade.

- Pareil pour un dilemne, déjà lu plusieurs fois aussi. J’en ai encore des palpitations.

- Ce n’est quand même pas insurmontablement compliqué de savoir quand écrire davantage au lieu de d’avantage, si? Déjà, vous avez beaucoup d’occasions d’écrire d’avantage, vous?

- Par ailleurs, j’aimerais faire une mise au point salutaire : une ballade, c’est une chanson douce. Pas une promenade. A la fin de je ne sais plus quelle émission sur France Inter, le type (se croyant malin et original en évitant d’utiliser le mot  »podcast ») dit invariablement  »vous pouvez réécouter l’émission en baLLadodiffusion… » en insistant fort LOURDEMENT sur l’articulation des deux l. Eh bien ça ne loupe jamais, à chaque fois j’ai envie de l’étrangler avec une chaîne de vélo.

- Une tâche c’est un boulot à faire. Pas ce que vous laissez sur votre T-shirt quand vous mangez comme un cochon.

- Celui-là, j’aurais dû le mettre en premier, car c’est je pense le plus courant : la loose. Voyons, soyons sérieux. Je pense que les verbes to win et to lose (AVEC UN SEUL O) doivent être dans les tout premiers verbes anglais qu’on apprend. Alors certes, l’adjectif loose existe aussi, mais ça n’a rien à voir, et si on pouvait éviter d’aller massacrer d’autres langues en plus de la nôtre…

- On n’habite pas avec des collocs, nom d’un slip!!! Pourquoi diable aller me coller deux l là-dedans? Ah oui, et j’ai aussi déjà entendu « une colocatrice« . Si, si. Mes oreilles en saignent encore.

- Le conditionnel d’une part, et le futur simple de l’indicatif d’autre part, sont normalement employés dans des situations bien différentes. Ecrire « je viendrais demain » n’a aucun sens, sauf si vous ajoutez ensuite quelque chose comme « si j’en avais envie, mais comme tu conjugues le français comme une grosse tanche je ne viendrai pas ».

… écrire tout ceci m’a libérée d’un tel poids…

Mais au fait, t’es qui toi?

J’ai des taches de rousseur, j’adore le fromage et j’écoute principalement de la pop britannique des années 1960. Vous comprenez maintenant pourquoi ce nom de blog.

Je ne sais pas me garer y compris sur une place en épi, ni calculer le prix d’une fringue en solde sauf quand elle est à -50%, en revanche je suis relativement forte au Trivial Pursuit et aux blind tests.

J’ai la larme facile.

Je ne suis pas la dernière à balancer des vannes bien senties -et ce, avec un air de ne pas y toucher.

J’aime bien festoyer avec mes amis, mais aussi faire de longues balades en pleine cambrousse un peu comme Jane Eyre sur la lande battue par les vents.

Je préfère les chats aux chiens -même si j’aime toutes les bêtes.

J’ai développé une malencontreuse addiction aux biscuits Thé de Lu.

Je déteste les massages.

Ma saison préférée est l’été même si parfois il y a la canicule et que c’est chiant, surtout que je prends facilement des coups de soleil.

J’aime la Normandie.

J’ai horreur des débats politiques.

Je commence un blog parce que j’ai toujours eu envie d’écrire, sans jamais savoir précisément quoi (je ne compte plus le nombre de « débuts de roman » qui croupissent aux oubliettes), alors je crois que ça peut me mettre le pied à l’étrier d’une certaine façon.

J’ai souvent mal au ventre.

Je suis extrêmement indécise.

J’adore le champagne.

Au papier glacé je préfère les marrons du même nom

Dans une dimension parallèle, j’aurais pu ouvrir un blog mode -ou plutôt lifestyle comme on dit aujourd’hui quand on n’assume pas de tenir un blog à thématique chiffons.

Il faut dire que je réunis pas mal de caractéristiques critiques pour ce faire. De sexe féminin, abordant bientôt la trentaine, vivant à Paris, je viens de la classe moyenne, ai fait mes études dans un IEP et achète exclusivement mon thé chez Mariage. Je me trouve trop grosse parce que je fais une taille 38/40, et j’aime bien faire les boutiques. Je possède quelques paires de chaussures que je n’ai portées qu’au moment de les essayer dans le magasin, et qui depuis prennent la poussière au fond d’un placard. Bref, j’ai tout de la pouffinette classique comme on en rencontre treize à la douzaine.

Cela dit, il y a un truc qui me sauve, c’est que je crois ne pas être complètement dupe. Tenez, par exemple, j’ai cessé, il y a de cela peut-être un an environ, de lire la presse féminine.

J’avais coutume, à chaque fois que je prenais le train, de passer par le Relay (quelle imbecillité ce nom…avant ça s’appelait « Relais H », on comprenait pas pourquoi « H », mais au moins « Relais » ça voulait dire quelque chose, ça évoquait les relais de poste au temps des voyages à cheval, voyage, train, ça avait une cohérence). Munie d’un ou deux « Glamour »/ »Grazia »/ »Cosmo », je prenais mon train -et lorsque c’est chez ma maman que je me rendais, je bouquinais sa pile de « Elle » sur le canapé.

Il faut bien le reconnaître, même si pour se donner une respectabilité journalistique ces magazines publient parfois un ou deux sujets « sérieux », il s’agit surtout d’un ramassis de calembredaines. Ne parlons pas du fait que la publicité occupe à peu près 75% des pages (ah ça oui, par contre, ton canard tu l’achètes pas cher, ça doit coûter dans les 1,80€). La « lecture » du reste une fois achevée, tu te sens:

- grosse,

- moche,

- pauvre,

- ridiculement mal fagotée,

- et vivant globalement une vie de merde.

Autant te dire que tu en as eu pour tes 1,80€! Alors je vous l’accorde, une fois de temps en temps, et parce que c’est dans l’air du temps, ils vous sortent le numéro de la grande fumisterie, à savoir le fameux « Spécial je-m’accepte-comme-je-suis ».

Par exemple, on a droit à des articles « Vive les rondeurs » avec pour illustration des photos de filles comme Beyoncé ou Liv Tyler, dont il faudra m’expliquer en quoi elles peuvent être qualifiées de « rondes » (ah pardon, apparemment c’est parce qu’à la différence des grandes bringues faméliques de 15 ans qui défilent pendant la Fashion Week, ces femmes-là ne peuvent pas passer derrière une affiche sans la décoller, très bien).

Le plus savoureux étant le vocabulaire employé à longueur de pages -car il faut savoir que la rédactrice de mode, pour stylée qu’elle soit, ne peut pas écrire 5 lignes de texte pour accompagner une série de photos sans empiler les clichés navrants.

C’est ainsi que, pour une série mode sur le thème « vêtements inspirés de l’univers militaire », on se tape immanquablement un titre de type « On prend du galon » (lol); en légende d’une photo de grande-bringue-famélique-de-15-ans portant un blazer on lit « On se prend une veste » (hihi); quand la mode est au motif écossais on nous ressort le « tartan pas tarte » à toutes les sauces (mdr); et on ne peut plus lire une seule page sans voir 156 fois les mots « preppy« , « boho« , « fashionista« , « masculin-féminin » et autres « color block ».

Qui signifient respectivement, pour les non-initiés : « look de jeune militant Les Républicains en vacances à la Baule« , « look qui se veut hippie mais qui t’a coûté l’équivalent du PIB du Burundi« , « radasse parisienne de 40 ans à la peau tirée qui passe sa vie à claquer sa pléthorique thune dans les boutiques de luxe« , « look à peu près normal qui n’exige pas de sortir le cul à l’air et chaussée de talons de 15 cm« , et « look bah avec des couleurs vives quoi« .

BREF. En ayant finalement quelque peu soupé de tout ça, j’ai fini par acheter autre chose à lire dans le train. Non mais en plus, je l’ai toujours pris TRES souvent le train, donc ça constitue un changement assez important chez moi que de bouquiner « Historia » ou « Rock’n'Folk », qui certes coûtent la peau des yeux, mais qui ne me font jamais me sentir ni grosse, ni moche, ni mal fagotée, ni tout ça.

De toute façon, ne devrait-on pas se méfier quand on veut nous faire entrer dans la tête que ça, c’est un modèle à atteindre :

lily-mcmenamy-chanel1-z

…et encore, là la tenue est mettable. Pas comme ça, par exemple :

dior-baskets-brodees

A la prochaine !

 

 




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