Et voilà qu’arrive le soleil

Tiens, salut vous, ça faisait longtemps…OUI, JE SAIS. Quiconque me connaît un peu connaît ma propension à la paresse, le manque de nouvelles notes sur ce blog vient directement de ce petit (gros?) travers que j’ai toujours eu. Mon immense lectorat me réclamant à corps et à cris quelque chose à se mettre sous l’œil sur Ephélides, je m’exécute enfin.

C’est en lisant une note récemment publiée sur le blog de mon beau-frère que j’ai eu l’idée de mon sujet du jour.

Le 29 novembre 2001, et pardon pour la phrase ridiculement solennelle que je suis en train d’écrire, est une date dont je garderai toujours le souvenir. Il me semble que c’est en regardant les Guignols de l’info à la télévision que j’ai appris la nouvelle : George Harrison venait de mourir, emporté (encore un…) par une foutue saloperie de cancer.

J’ai instantanément fondu en larmes, et me suis précipitée au rez-de-chaussée dans la cuisine, où ma maman préparait alors notre dîner , pour lui annoncer cette triste information, le nez morveux, la joue trempée et la voix étranglée. Ma tristesse a paru l’étonner quelque peu (elle savait pourtant que j’étais fan des Beatles, j’avais déjà à l’époque conquis de haute lutte le droit d’afficher dans ma chambre d’ado deux posters, et c’était deux posters des Fab Four). « Mais ma chérie, ça c’est plutôt de mon époque! » avec le doux sourire de la personne certes quelque peu amusée, mais toutefois sensible au chagrin sincère de son interlocuteur. Je lui répondis que ça ne m’empêchait pas d’adorer l’artiste, et elle eut alors les mots appropriés pour me réconforter : il laissait une œuvre, une trace indélébile (et quelle trace!) de son passage sur Terre, son souvenir resterait pour toujours.

George Harrison… le bonhomme avait la super-classe. Tenez, si un jour d’aventure vous avez envie de vous sentir complètement nul, vous pouvez jouer à « Que faisait George Harrison à mon âge? » : lorsque les Beatles se sont séparés, il avait à peine 27 ans. Plus jeune que moi donc, par exemple. VINGT-SEPT ANS, c’est-à-dire que lorsqu’il a pondu des chefs-d’œuvre pas possibles, le type était PLUS JEUNE que ça.

Quand on me demande de citer une chanson, une seule, des Beatles (oui je suis désolée, contrairement au beau-frère susnommé, je me focalise ici sur cette partie-là de la riche carrière du George), bon alors d’abord s’il vous plaît ne me faites jamais ça car le choix est abominable, eh bien je finis toujours par garder Here comes the sun. Elle me rend véritablement heureuse lorsque je l’écoute. Parfois je pourrais en pleurer d’attendrissement. Quel bijou, quelle merveille…

Et Something, qui a quand même été qualifiée de  »plus belle chanson d’amour de tous les temps » par Frank Sinatra lui-même (il s’y connaissait un peu, en plus), c’est terrassant de beauté aussi. While my guitar gently weeps. Sa voix, délicate, différente et complémentaire de ses acolytes Lennon/McCartney, témoigne du fait que le type n’était pas seulement bon à la guitare. Et puis, il avait de l’allure, avec ce côté dégingandé, ses tenues parfois improbables qu’il portait toujours avec panache, mais sans avoir l’air de jouer les stars.

Je crois qu’il a dit un jour « On m’appelle le Quiet Beatle…c’est plus par rapport à John et Paul qui ont de très grandes gueules » : sans doute n’était-il pas si effacé qu’on veut bien le croire, au contraire, il fallait probablement avoir un sacré tempérament pour arriver à exister avec des individualités qui prenaient autant de place. C’était le plus jeune des quatre, d’ailleurs Paul avait eu ce fameux 29 novembre un joli mot sur son compère, disant (je crois) qu’il l’avait considéré comme son petit frère (ils étaient amis d’enfance).

Que de pensées décousues, empilées ici à la va-comme-je-te-pousse…Excusez-moi, je tenterai de faire mieux la prochaine fois! J’ai juste eu soudain cette envie de parler de George, le Quiet Beatle, qui avait du génie, et qui semblait être un être humain digne d’être connu.

 

 

1 Réponse à “Et voilà qu’arrive le soleil”


  • Et même dans les chansons composées par John et Paul, les arpèges, les solos, c’était souvent lui … On ne l’oubliera pas de sitôt !

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